
Gwendalavir- un autre monde Un univers parallèle à notre monde, un autre style de vie. Devenez dessinateur, marchombre, mercenaire du chaos, guerrier ou tant d'autres choses encore |
| | | Tempête au bord du lac [Pv. Ilkä] | |
| | Auteur | Message |
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Keriss Malgwen Marchombre libre

 Nombre de messages: 1777 Guilde: Marchombre Race: Alavirienne Date d'inscription: 05/11/2007
 | Sujet: Tempête au bord du lac [Pv. Ilkä] Sam 7 Mar - 16:09 | |
| Keriss s'approcha lentement du Lac Chen. Elle voyageait depuis deux jours, à pieds, en direction d'Al-Jeit où elle espérait voir son père. Cela faisait presque un an. Un an qu'elle n'avait pas franchi les portes de la capitales, un an qu'elle n'avait pas vu son père. Elle avait accompagné un maître caravanier, le voyage durant plusieurs semaines de plus que prévu. Elle tenta un instant de se chercher des excuses, mais savait que cela ne servirait à rien. Elle avait eu tout le temps qu'elle voulait, pour aller le voir, même celui de lui envoyer des lettres. Le fait était qu'elle en avait assez de lui mentir. Devoir jouer la comédie de la jeune femme mariée et sage la lassait. Son père était pour le moment trop pris par ses fonctions de soldat pour lui rendre visite, cela durait depuis des années. Mais c'était justement cela. Il pouvait être envoyé sur un champ de bataille n'importe quand, il se pouvait qu'elle ne le revoit jamais. Jamais, alors que c'était la seule famille qu'il lui restait. Qu'elle ne le revoit jamais et qu'il emporte le mensonge de sa propre fille avec lui, gardant une image fausse de sa seule famille. Keriss ravala un sanglot étouffé en songeant à sa mère, morte lorsqu'elle avait neuf ans. Elle avait pris sa décision. Elle irait voir son père, et lui dirait la vérité. Les Marchombres n'étaient plus aussi mal vus qu'avant, et sa sécurité n'était pas vraiment en danger. Elle y avait réfléchi la nuit dernière, en haut d'un arbre, face à l'infinité du ciel, de la lueur des étoiles et du clair de lune. Le vent avait semblé lui souffler la réponse, et son coeur avait acquiesé. Alors pourquoi se sentait-elle si vide ? Elle avait pris la bonne décision, elle le savait. C'était autre chose. Un vide, qu'elle n'arrivait pas à combler. Et qui continuait de se creuser, de jours en jours. Incompréhension. Elle avait ce qui la rendait heureuse. La Liberté. La solitude. Le calme et le silence. Le Vent. Les Etoiles et la Lune, chaque nuit, comme une promesse. La jeune marchombre inspira profondément. La réponse était en elle. Ancré bien profondément dans son être, indéchiffrable pour le moment. Elle continua à marcher, ralentissant au fur et à mesure qu'elle avançait. L'après-midi était déjà bien avancée, et des nuages avaient pris leurs places dans le ciel, l'obscurcissant et cachant le soleil. Le vent soufflait, fort, et Keriss sentait chaque bourasque l'atteindre comme une giffle destinée à la faire réagir. Elle savait qu'elle devait faire quelque chose, mais ne savait pas quoi. Prenant à nouveau une inspiration, bras légèrement écartés, elle ferma les yeux, face à l'étendue d'eau qui se trouvait devant elle. L'endroit était désert, et le silence seulement troublé par le souffle du vent. Une goutte aterrit à la commissure de ses lèvres, suivie d'une autre, et d'une autre encore. La pluie tombait doucement, produisant un son cristallin lorsqu'une goutte venait briser la surface. L'eau se déversait sur la jeune marchombre, mais celle-ci ne bougeait pas. Le chaos faisait rage à l'intérieur d'elle, aussi fort que la tempête qui avait lieu à l'extérieur. Une larme roula le long de sa joue, se mêlant aux gouttes qui la mouillaient à la différence que celle-ci laissa une marque brûlante sur sa peau. Elle resta longtemps ainsi, immobile, et la tempête se calma peu à peu. La pluie tombait toujours, moins fort cependant. Un bruit tira Keriss de sa léthargie. Des pas, qui résonnaient derrière elle. Elle était trempée, épuisées de ses longs jours de marche et de cette ombre qui s'étendait petit à petit en son esprit, mais posa néanmoins sa main sur le manche de son poignard qui pendant à sa ceinture, avant de se retourner lentement. _________________ Comme une paix intérieure Qui descend et illumine L'âme. "La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent. Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau. La possibilité de grandir, de comprendre, de s'ouvrir, d'apprendre."Pierre Bottero.
Dernière édition par Keriss Malgwen le Dim 24 Mai - 13:14, édité 1 fois |
|  | | Ilkä Sephrah Frontalier d'or

Nombre de messages: 2216 Date d'inscription: 18/09/2007
 | Sujet: Re: Tempête au bord du lac [Pv. Ilkä] Dim 8 Mar - 23:16 | |
| La jeune femme avait l'air sur la défensive. Mauvaise chose. Ilkä ne cherchait pas l'affrontement.
Cela faisait déjà un moment qu'elle avait quitté Al-Far. Des mois même. Pourtant elle se rappelait encore de ce qu'elle avait fait. Ce souvenir restait amer, elle éprouvait sans cesse le besoin de se le rappeler pourtant. Comme si... Comme si c'était ainsi qu'elle pourrait oublier. Après avoir quitté Al-Far, Ilkä était retournée servir à la Légion noire. Cachant son trouble du mieux qu'elle le pouvait, elle avait réussi à ne pas trop pensé à ce qui c'était passé. Après tout, pourquoi cela la gênait ? Elle avait du sang sur les mains, la mort à ses côtés, à côté le souvenir ne valait pas grand chose. Son honneur était sauf, vu qu'elle se battait pour l'Empereur. Mais voilà, vint une nouvelle permission. Celle-ci durerait une semaine.
Le premier jour, Ilkä s'était demandé où elle pouvait se rendre. Une semaine, c'était plutôt court ; si elle voulait profiter et ne pas passer trop de temps en route, elle devait se rendre à proximité. Pas question donc de rentrer chez elle ; pas question non plus de retourner Al-Far. Alors où ? Elle avait emprunté une carte à Edwin. En l'observant, l'inspiration lui vint. Elle irait à Al-Chen. C'était aussi bête que cela, mais après tout, parfois on se réveille un matin et on décide de changer de profession...
Cela faisait une petite journée qu'elle était en route. Elle était seule, aucun de ses amis n'avait voulu l'accompagner, les autres étaient quant à eux encore mobilisés. Dormir dans un vrai lit, dans un vrai bâtiment... Ilkä avait besoin de repos, elle le sentait. Exténuée à un point trop élevée pour augmenter l'allure, elle dormait parfois sur la selle du cheval qu'elle avait emprunté. Pourtant, elle n'arrêtait pas vraiment.
A présent, Al-Chen était en vue. Enfin. Elle allait bientôt arriver. La première chose qu'elle ferait serait, à coup sûr, de commander une chambre, dans une auberge. Elle prendrait un repas, irait se coucher pendant quelques heures, et avec un peu de chance, pourrait profiter de sa soirée.
Et puis voilà que la pluie s'en mêla. Douce d'abord, comme une caresse sur son armure noire. Puis de plus en plus violente... sans pour autant devenir une agression. L'averse faisait partie de ce tableau idyllique. Elle accompagnait parfaitement les pensées d'Ilkä. Et puis elle se radoucit, comme si elle avait pitié d'elle. Ilkä se torturait l'esprit encore et encore, et pourtant, elle n'en ressentait aucun mal. *Ai-je encore un coeur ?* se demanda-t-elle. *Suis-je encore capable de me comporter en humaine ?* Ces derniers mois, elle avait tant participé à des massacres qu'elle en était presque devenue berserk...
La silhouette lui avait tout de suite sauté aux yeux. De quoi apporter du réconfort à la Frontalière. Elle n'était plus la seule sur la route, plus la seule à subir la magnificence de la pluie. La silhouette s'était retournée. Ilkä vit tout de suite que c'était une femme. Elle eut envie de sourire. La position de sa main était... délicate ? En tout cas, la ceinture était toujours un bon endroit pour les armes, quoique la frontalière ne l'ait jamais vraiment utilisé. Il était trop classique, pour elle, trop visible. Mais celle de l'étrangère ne l'était pas, visible, à ça non. Et c'était peut-être ce qui était inquiétant. Depuis sa dernière rencontre, Ilkä avait toujours une réserve envers les inconnus. Surtout quand il s'avérait qu'ils étaient armés, ou assez tendus pour lui enfoncer un poignard dans le ventre.
Était-ce à elle de faire le premier pas ?
Elle s'avança doucement vers la jeune femme, les mains bien en évidence, posée sur la bride de sa monture. Elle laissa ses pieds dans les étriers, mais s'arrangea pour que l'ouverture de sa botte soit assez grande pour qu'elle puisse y glisser la main en cas de danger, ce qu'elle n'escomptait pas. Bon sang, remarquait-elle ce geste ? Ilkä se raisonna. Elle ne venait pas avec de mauvaises intentions, pourquoi la craindre ? *Elle est armée. Elle est tendue. Elle semble forte. Elle peut sans doute me vaincre.* Drôle d'idée qu'elle venait d'avoir, après des mois à tuer un à un ses adversaires... Mais la plupart étaient des hommes, des soldats. Ils ne s'attendaient pas à voir une femme. Et comme ce n'était pas suffisant pour en venir au bout, il fallut qu'ils soient monstrueusement lents. Encombrés de leurs boîtes de conserve, fatigués de voir leurs compagnons tombés. Là, la jeune femme était seule, mais plus que prête. Elle n'avait rien pour entraver ses mouvements. Il y avait des chances pour qu'elles soient de force égale... du moins l'espérait-elle. Parfois la Frontalière se demandait comment elle avait pu devenir légionnaire. Certes, elle ne pouvait rivaliser avec Edwin, même si elle était plutôt douée à l'épée - pour ne pas dire très. Mais elle restait humaine, elle avait du mal à esquiver et son corps était couvert de ses blessures anciennes. Et récentes. Peut-être parce qu'elle avait un niveau suffisant pour entrer dans la Légion. *Mais ça ne m'empêchera pas de mourir, et je n'échapperais jamais à la défaite.*
Elle descendit attentivement de sa selle, en cessant d'observer l'étrangère. Cette dernière risquait de mal le prendre, si elle ne la lâchait pas du regard. Elle détacha son sac, le prit sur les épaules, et s'avança vers l'inconnue. On ne voyait pas grand chose d'elle, sous la pluie. Elle avait un beau visage, selon Ilkä. Mais des yeux déterminés et froids. La Frontalière lui sourit. - Salutations, jeune dame. Ainsi ne suis-je point la seule à braver la pluie. Elle n'osa pas ajouter que pour elle, cette petite tempête était surtout très agréable. Ce n'était pas forcement l'avis de son interlocutrice. - Vous vous rendez à Al-Chen ? Si oui, nous pourrions peut-être faire un bout de chemin ensemble ? Inconsciemment, son sourire s'élargit. Ilkä ne le réprima pas. La sincérité est plus précieuse que les calculs. |
|  | | Keriss Malgwen Marchombre libre

 Nombre de messages: 1777 Guilde: Marchombre Race: Alavirienne Date d'inscription: 05/11/2007
 | Sujet: Tempête au bord du lac [Pv. Ilkä] Mer 11 Mar - 17:17 | |
| Keriss observa la jeune femme descendre de son cheval, en prenant soin de montrer qu'elle n'était pas armée. Elle le faisait avec tant de prudence, que Keriss se demanda un bref instant à quoi elle pouvait bien ressembler, trempée, poignard en main, et son attitude pouvant passer pour agressive ne faisait qu'agraver la chose.L'inconnue lui sourit doucement, avant de lancer : - Salutations, jeune dame. Ainsi ne suis-je point la seule à braver la pluie. Vous vous rendez à Al-Chen ? Si oui, nous pourrions peut-être faire un bout de chemin ensemble ?Keriss observa la jeune femme avant de répondre. Elle avait l'air d'une adolescente, bien qu'à la manière dont elle s'exprimait, Keriss devinait qu'elle était plus âgée. Ses longs cheveux noirs faisaient ressortir ses yeux d'un vert clair et brillant, magnifique.La jeune marchombre se détendit, et repoussa son poignard dans son fourreau. Elle ne se sentait pas très bien, mais l'inconnue n'y était pour rien. Elle lui rendit son sourire, léger sans doute, mais sincère. - Excusez mon attitude, je n'ai croisé personne depuis quelques temps, votre arrivée m'a surprise.Elle réfléchit un instant, avant d'ajouter : - Al-Chen est sur ma route, ce serait avec plaisir que j'y voyagerais avec vous... Mais je n'ai pas de cheval.Elle ne précisa rien d'autre. Elle avait laissé son cheval avant la forêt Ombreuse, à un ami bûcheron qu'elle connaissait depuis quelques années. Elle avait voyagé à pieds depuis, sans réellement se presser. Elle hésita une seconde, puis questionna la jeune femme : - Seriez-vous d'accord pour que je grimpe à vos côtés ?Elle avait indiqué d'un léger signe du menton la monture de l'inconnue. La question en était une, elle avait mis dans son ton l'intonation qui lui permettait de refuser si elle ne le souhaitait pas, ce dont Keriss ne s'offusquerait pas. [Pas vraiment d'inspiration, excuse...] _________________ Comme une paix intérieure Qui descend et illumine L'âme. "La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent. Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau. La possibilité de grandir, de comprendre, de s'ouvrir, d'apprendre."Pierre Bottero. |
|  | | Ilkä Sephrah Frontalier d'or

Nombre de messages: 2216 Date d'inscription: 18/09/2007
 | Sujet: Re: Tempête au bord du lac [Pv. Ilkä] Ven 22 Mai - 19:01 | |
| *Elle ne manque pas du culot* songea Ilkä suite à la réponse de la jeune femme. - Excusez mon attitude, je n'ai croisé personne depuis quelques temps, votre arrivée m'a surprise, avait-elle dit. Al-Chen est sur ma route, ce serait avec plaisir que j'y voyagerais avec vous... Mais je n'ai pas de cheval. Seriez-vous d'accord pour que je grimpe à vos côtés ? Ilkä se sentit crispée. Grimper avec elle ? Le cheval tiendrait-il seulement ? Non qu'elle crût que l'inconnue serait lourde, loin de là. Mais l'animal devait être épuisé. Elle avait déjà craint qu'il ne s'effondre en route. Une charge supplémentaire, même minime, risquait de l'affaiblir considérablement. La monture appartenait à sa Légion ; si elle mourrait d'épuisement, Ilkä savait qu'elle aurait à la rembourser. *Tant qu'à faire* songea-t-elle, *j'en achèterais un autre en guise de dédommagement.* Mais elle n'y connaissait pas grand chose aux chevaux, plus attirée par les armes et les batailles. Il lui faudrait sans doute de l'aide. Non, elle ne pouvait laisser le cheval les porter toutes deux. Mais la situation n'était pas désespérée pour autant. Elle venait d'avoir une idée. Rien que d'y penser, un sourire malicieux se dessina sur ses lèvres. Était-elle folle ? Était-elle sage ? Une telle décision était particulièrement risquée quand on la proposait à quelqu'un de totalement inconnu. Après tout, malgré tous les airs engageants que pouvait avoir une personne, elle pouvait très bien se révéler être un dangereux tueur... ou un voleur. - Et bien, expliqua-t-elle en essayant de ne pas paraître trop égoïste, mon cheval est sans doute trop fatigué pour nous porter nous deux. Il n'a pas vraiment eu le temps de se reposer. Elle détourna vivement les yeux, espérant ne pas apercevoir un éventuel air de déception... ou d'autres sentiments d'ailleurs... qui serait apparu sur le visage de la jeune femme. - Par contre, vous pouvez le monter à ma place si cela vous plaît. J'en ai plus qu'assez de rester assise ; je crois bien que j'ai besoin de me dégourdir les jambes. Vous-même me paraissez un peu fatiguée : cela ne devrait pas vous faire de mal. Elle orienta de nouveau son regard vers le visage de l'inconnue. *Pourvu qu'elle ne refuse pas* se surprit-elle à penser. |
|  | | Keriss Malgwen Marchombre libre

 Nombre de messages: 1777 Guilde: Marchombre Race: Alavirienne Date d'inscription: 05/11/2007
 | Sujet: Re: Tempête au bord du lac [Pv. Ilkä] Dim 24 Mai - 13:13 | |
| Keriss observa l'air tourmenté de la jeune femme alors qu'elle tentait de formuler une réponse à sa question -plutôt audacieuse, il fallait l'avouer.Elle répondit d'un air gêné, en évitant le regard de Keriss :- Et bien, mon cheval est sans doute trop fatigué pour nous porter nous deux. Il n'a pas vraiment eu le temps de se reposer.La jeune femme semblait croire que son refus allait la décevoir, voir la vexer.Keriss comprenait sans mal le fait que son cheval ait besoin de repos. Si elle l'avait regardé un peu plus attentivement, elle se serait sans doute aperçue de l'air épuisé de l'animal.Mais après tout, ce n'était qu'une simple suggestion, dont le refus ne l'offusquait en aucun cas.- Par contre, vous pouvez le monter à ma place si cela vous plaît. J'en ai plus qu'assez de rester assise ; je crois bien que j'ai besoin de me dégourdir les jambes. Vous-même me paraissez un peu fatiguée : cela ne devrait pas vous faire de mal.La jeune marchombre fronça légèrement les sourcils. Monter sur le cheval d'une inconnue alors que celle-ci marchait à ses côtés ? Cette idée la fit grimacer.La fatigue qui l'avait étreinte quelques instants plus tôt s'était en partie dissipée, la laissant suffisament en forme pour marcher à nouveau. La violente averse venant d'avoir lieu avait laissé la place à de fine goutes de pluies qui s'espaçaient au fur et à mesure que le vent se calmait à son tour. Un timide soleil apparut derrière un nuage, se reflétant sur l'étendue du lac en miroitant légèrement.Keriss offrit un léger sourire à la jeune femme, pour ainsi lui montrer que sa réponse ne la décevait en rien.- Je ne me sens pas vraiment fatiguée. Al-Chen n'est pas très loin d'ici, nous pourrions marcher aux côtés du cheval... Qu'en dites-vous ?_________________ Comme une paix intérieure Qui descend et illumine L'âme. "La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent. Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau. La possibilité de grandir, de comprendre, de s'ouvrir, d'apprendre."Pierre Bottero. |
|  | | Ilkä Sephrah Frontalier d'or

Nombre de messages: 2216 Date d'inscription: 18/09/2007
 | Sujet: Re: Tempête au bord du lac [Pv. Ilkä] Sam 14 Nov - 23:16 | |
| Une grimace apparut sur le visage de la jeune femme. Apparemment, cela ne lui plaisait pas plus qu'à elle de laisser quelqu'un marcher quand elle montait à cheval. Sa réponse fut la même que celle qu'elle aurait pu donner. - Je ne me sens pas vraiment fatiguée. Al-Chen n'est pas très loin d'ici, nous pourrions marcher aux côtés du cheval... Qu'en dites-vous ? Ilkä vit l'inconnue sourire. Elle se détendit. Peut-être finalement tout ne finirait pas comme à Al-Chen. En guise de réponse, elle se laissa tomber de selle. Ses jambes eurent un instant de faiblesse, après tant d'heures passées à cheval, mais elles reprirent suffisamment de force pour que la Frontalière puisse tenir debout. - Je suis restée trop longtemps assise, expliqua-t-elle. Mais je suis prête à présent. Allons à Al-Chen. Comme pour appuyer ses dires, elle prit les rênes de son cheval et le fit avancer sous la pluie. La monture voulut résister, mais la poigne de sa maîtresse l'obligea à s'avancer. Elle se retourna pour vérifier que la jeune femme la suivait - pas de problèmes, à vrai dire - et qu'elle ne la menaçait pas. Elle ne tenait pas vraiment à mourir poignardée dans le dos. Quand elle se retrouva à côté de la dame, elle continua d'avancer. Au moins, en cas d'attaque, elle pourrait anticiper. *Pourquoi est-ce que je crains toujours d'être attaquée ?* se demanda-t-elle. *Pourrais-je passer un jour sans m'inquiéter pour ma vie ?* Elles avaient déjà parcouru quelques mètres en silence, qu'elle décida d'engager la conversation. - Vous êtes déjà allée à Al-Chen ? s'enquit-elle. Moi pas. C'est pour cela que je voulais venir. J'ai besoin... (elle hésita)... de changer d'air, je crois. Ces derniers temps ont été durs. Elle se sentait fatiguée. Elle avait besoin de repos, à la fois physique, car son corps n'avançait que par ce que sa tête le lui ordonnait, et psychologique, car elle se sentait hantée par les évènements de Al-Far. Mon Dieu ! ses certitudes ébranlées, confrontées à la réalité des rues. Elle commençait à avoir une autre vision de l'Empire, et cela l'effrayait. Où était donc l'honneur ? La réponse de la jeune femme ne tarda pas... |
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